Météores

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Léonides
Pluie des Léonides. Crédit:Vaubaillon@IMCCE-Paris Obs

La présence de matière dans notre environnement terrestre peut se signaler par des phénomènes lumineux, on parle alors de météores. Les portions de matière qui les provoquent se nomment météoroïdes et si cette matière parvient au sol, on dénomme ces objets par le mot météorite. Le système solaire est effectivement peuplé de grains de matière dont la plus grande partie résulte de l’essaimage par des comètes ou des astéroïdes à activité cométaire. Les comètes ont des orbites très elliptiques et subissent des variations importantes de température. Ces objets se réchauffent en approchant du système solaire interne. Des phénomènes d’émission de jets de gaz et de poussières se produisent sur cette portion chaude de leur orbite. Les queues cométaires se développent alors dans d’immenses portions de l’espace. Les grains de poussières ainsi éjectés poursuivent collectivement une trajectoire proche de celle de la comète et forment alors naturellement des tubes de grains de poussières, parfois garnis de plus gros objets, et éventuellement intersectés par les planètes. A chaque période de la comète un courant de météoroïde se forme, ainsi un essaim est en général composé de nombreux courants qui peuvent se perpétuer sur le long terme et constituent en quelque sorte un historique des orbites des objets qui les ont créés.

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Perseides
Crédit science@NASA

La Terre rencontre ainsi régulièrement ces essaims de météoroïdes, responsables des grandes pluies de météores, Perséides, Léonides, Géminides,….dont les noms sont dérivés des constellations dont elles semblent être issues. La majeure partie du matériel entrant dans l’atmosphère, météoroïdes dont la taille peut varier de quelques microns à plusieurs décimètres, se désintègre totalement et provoque ces phénomènes lumineux que l’on a usage de dénommer étoiles filantes. Les pluies d’étoiles filantes des mois d’été ont une certaine popularité, elles sont alors aisément visibles depuis nos contrées. De tels phénomènes ont cependant lieu toute l’année. Quelques objets plus gros peuvent éventuellement atteindre le sol. En revanche, ces météoroïdes se mouvant à des vitesses de plusieurs dizaines de km/s (entre 11 et 71 km/s) présentent un risque pour les satellites artificiels en opération, comme pour les vols spatiaux habités.

Il est donc important de pouvoir comprendre la dynamique des essaims de météoroïdes, leur structure, leur origine, leur évolution et de pouvoir réaliser des prédictions. La prévision d’activité des essaims de météoroïdes a longtemps été quasiment impossible à réaliser avant que l’on puisse les modéliser avec de puissants calculateurs et étudier les trajectoires sur le long terme. Cette activité météoritique va dépendre alors de la trajectoire de la Terre par rapport aux différents courants de météoroïdes qu’elle va traverser (voir la figure ci-dessous).

Plusieurs centres astronomiques s’intéressent à cette problématique, outre l’IMCCE, on peut citer notamment :

Dans ce domaine, comme dans plusieurs domaines astronomiques ou géophysiques, l’apport conjoint des amateurs et des professionnels seul permet de constituer des réseaux d’observation et d’améliorer la collecte des données.

Au niveau international, il faut citer l’International Meteor Organization qui coordonne un grand nombre d’activités et publie également un calendrier des essaims de météoroïdes